http://concerts-review.over-blog.com/2016/09/st-quay-portrieux-foodtruck-festival-second-jour-avec-kawa-brothers-et-blaubird-0s69-au-quai-robert-richet-22410-saint-quay-portrieu

« Un duo composé de Laure Caucheteux Slabiak et Olivier Slabiak.

Elle chante ( divinement) , programme, tapote un synthé, on lui connaît un passé de chanteuse lyrique, ayant participé récemment à la création de l’opéra AMOK ( livret et mise en scène d’Orianne Moretti, musique de François Cattin), son look androgyne fascine (oui, Clelia, un petit côté Kristin Scott Thomas) – lui ( OS69), il distille ses notes à la guitare ou au violon, les met en boucle, il est membre fondateur du groupe Les Yeux Noirs, on aime son chapeau boule !

L’oiseau bleu, oui, elle a lu Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck, symbolisme et trip hop ne sont pas incompatibles !

Le projet est récent, un EP devrait voir le jour avant les fêtes de fin d’année.

Le concert débute par un instrumental atmosphérique, la guitare, aux sonorités surf, folâtre sur fond electro, après mise en boucle, Olivier et son melon, piqué à Magritte, se saisit d’un violon pour confectionner quelques broderies klezmer qui viennent se greffer sur l’envoûtante mélodie.

Il n’en fallait pas plus pour accrocher nos pavillons qui jusqu’ici se contentaient du cri aigu de vagues mouettes et de turbulents goélands !

‘Blue Bird’ un oiseau bleu oscillant aux mesures d’un tango electro, une plage dramatique et brumeuse proche de la dream pop/art rock de groupes tels que Elysian Fields ou My Brightest Diamond.

En pensant au jardin de mes grands-parents, qui n’existe malheureusement plus que dans mon coeur, voici ‘In the garden’ , une valse lente, délicate, onirique reposant sur un violon joué en arpèges.

La suivante, la berceuse ‘Cradle song’ est introduite en yiddish avant d’obliquer vers l’anglais.

Os 69 cite Apollinaire…

Passent les jours et passent les semaines

Ni temps passé

Ni les amours reviennent

Sous le pont Mirabeau coule la Seine…

Sa compagne embraye sur ‘Tristesse’, un poème mis en musique, beau à faire pleurer Sagan, non, pas le cycliste farfelu, Françoise, une mondaine aimant la vitesse et Sarah Bernhardt!

Toujours en mode languide, ‘Je vois le monde’ chante le vague à l’âme et l’absence de l’être aimé, un duettino de sifflements doucereux décore la mélodie empreinte de nostalgie.

Ce superbe concert s’achève sur ‘The Shore’, une plage voluptueuse, à partager avec l’être cher !

L’oiseau bleu a repris son vol tandis que sur ton écran cérébral défilent des images floues baignant dans une aura de mystère, Bruges-la-Morte, la Lys, L’Escaut et les tintements de l’Angelus, il a fallu qu’elle t’éveille: on rentre ?

Adieu le port et les oiseaux marins ! »

Merci à Michel Preumont !!